- SARL et SARL AU relèvent de la même loi (n° 5-96) : la SARL AU est une SARL à un seul associé.
- Une SARL compte au maximum 50 associés ; la SARL AU n'en a qu'un.
- Le capital est librement fixé par les statuts depuis la loi n° 24-10.
- La responsabilité des associés est en principe limitée à leurs apports.
Ce que la SARL et la SARL AU ont en commun
Dans les deux cas, vous créez une personne morale distincte de vous, qui n'acquiert la personnalité juridique qu'à son immatriculation au registre du commerce. Elle a son propre nom, son propre siège, ses propres comptes et ses propres obligations.
- Responsabilité limitée : en principe, les associés ne supportent les pertes qu'à hauteur de leurs apports. Cette protection a des limites, par exemple en cas de faute de gestion ou si vous vous portez personnellement garant d'un prêt.
- Capital libre : depuis la loi n° 24-10, le montant du capital n'est plus imposé par la loi ; il est fixé par les statuts. Il doit rester cohérent avec votre activité et vos besoins.
- Blocage des fonds : selon l'OMPIC, la formalité de blocage du capital auprès d'une banque est supprimée pour les SARL dont le capital ne dépasse pas 100 000 DH.
- Gérance : la société est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non.
- Fiscalité : la SARL comme la SARL AU relèvent en principe de l'impôt sur les sociétés.
Les différences principales
| SARL AU | SARL | |
|---|---|---|
| Nombre d'associés | Un seul | De 2 à 50 |
| Prise de décision | L'associé unique décide seul ; ses décisions sont consignées par écrit | Les décisions importantes sont prises par les associés, selon les règles de majorité prévues par la loi et les statuts |
| Entrée de nouveaux associés | Possible : la société devient alors une SARL classique | Cessions de parts encadrées : l'agrément des associés est en principe requis pour faire entrer un tiers |
| Pour qui ? | Vous lancez votre projet seul | Vous entreprenez à plusieurs |
Vous pouvez faire évoluer votre société
Le choix n'est pas définitif. Une SARL AU peut accueillir de nouveaux associés, par exemple lorsqu'un partenaire rejoint le projet, et devenir une SARL classique. À l'inverse, si toutes les parts d'une SARL se retrouvent entre les mains d'une seule personne, la société continue d'exister sous la forme d'une SARL à associé unique.
Ces changements supposent des formalités (modification des statuts, mise à jour du registre du commerce), qu'il vaut mieux anticiper.
Comment choisir ?
La question la plus simple à se poser est : êtes-vous seul ou plusieurs à porter le projet aujourd'hui ?
- Si vous êtes seul, la SARL AU est souvent la solution la plus simple : vous décidez seul, sans formalisme d'assemblée.
- Si vous êtes plusieurs, la SARL permet d'organiser la répartition des parts, des pouvoirs et des décisions entre associés.
D'autres éléments peuvent compter : votre situation personnelle, l'arrivée envisagée d'investisseurs, ou la nature de votre activité. D'autres formes de sociétés existent (SA, SAS…), mais elles répondent généralement à des projets différents de ceux d'une première création.
- Loi n° 5-96 sur la SNC, la SCS, la SCA, la SARL et la société en participation (telle que modifiée, notamment par la loi n° 24-10)
- OMPIC — Création et vie de l'entreprise
Ce guide donne une information générale à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation, et certaines règles ou tarifs peuvent évoluer.